09.01.2008
Boban and the Zagreb calling
Et c’est reparti mon kiki ! Premier voyage en 2008, direction Zagreb. Les croates n’ont qu’à bien se tenir. Enfin avant d’en arriver là j’ai quand même dû survivre à l’aéroport de Marrakech-Menara en pleine période de fin de vacances scolaires. Vous savez à quel point cet aéroport change de semaine en semaine mais on n’a rien vu tant qu’on n’y passe pas dans ce genre de périodes.
suite sur http://le3zaoui.wordpress.com/
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08.09.2007
Video killed the radio star
Je suis devenu une (presque) star. Ce n’est pas tous les jours qu’on est interviewé par la radio (surtout quand on se surnomme le3zaoui et qu’on est sentimentalement instable). Rien de moins que 30 minutes de supplice 3zaouitique pour les auditeurs. Tout cela grâce à notre très chère S.G1 nationale. S’est ce qui m’a valu cet honneur : mes allées et venues incessantes sur les routes du pays et les voies aériennes internationales.

Et c’est à ce moment précis que je me rends compte que je n’ai jamais fait un de ces post self centered pour relater mes états d’âmes et pour répondre à certaines des questions auxquelles j’ai eu a répondre. Un post bien narcissique où il n’est question que de moi, moi et moi (comme d’hab quoi mais en pire).
En plus de faire plus d’aller retours entre Casablanca et Marrakech qu’un camionneur d’Acima, j’ai eu l’occasion de voyager pour mon boulot plusieurs fois. Et comme vous le savez chacun de mes voyages commence avec une revue de l’équipage de l’avion que je prends (principalement les hôtesses) et ce même si les esprit les plus sadiques me diront qu’il commande devant un charmant douanier et sa question rituelle : « avez-vous des devises ». Parce que, pour ceux à qui on ne l’aurait pas dit, le Maroc a pris la décision de maintenir Ibn Battouta dans l’histoire comme le dernier grand voyageur marocain grâce à l’invention appelé la « dotation touristique ». En gros le principe est très simple : s’assurer que tout marocain voulant faire un tour du monde doive répondre à l’une des trois conditions suivantes :
- Résider en dehors du Maroc
- Choisir la mule comme moyen de transport ou restreindre le tour à son quart
- Etre Hors la loi
Une décision des plus sage et en adéquation avec la logique nationale car si on bloque Google Earth parce que c’est très dangereux voir le monde de ses propres yeux l’est encore plus. Mais passons
La composition de l’équipage est un annonciateur très important de la qualité du voyage c’est aussi pour cela que je m’efforce de vous tenir au courant de cet élément à chacun de mes périples.
Et je me rends compte qu’au final je suis un très mauvais touriste (voyageur/explorateur…). Je suis comme le japonais de la blague, vous savez celui qui arrive à l’aéroport de Tokyo et à qui l’on demande « comment se sont passé vos vacances ? » et qui répond « je ne sais pas je n’ai pas encore développé les photos ». Heureusement pour moi j’ai un numérique et donc je peux répondre plus rapidement mais je m’en suis quand même rendu compte lorsque j’ai fait une visite qui durait 1h30 en 45 minutes. Le taxi qui m’attendait n’a rien compris. Mais il est vrai qu’on marche plus vite tout seul qu’en groupe. (oulala il vient de dire tout seul… c’est reparti pour un couplet !)
Il est vrai que mon appareil photo est l’un des objets qui ne me quitte jamais geek que je suis.
Sans transition j’en profite pour prévenir que je déménage sur http://le3zaoui.wordpress.com je continuerai à poster sur les deux encore un moment…
A bon entendeur
18:00 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.08.2007
The Cedars

Ahlan ou el bonjourtayn 3alaykoum min beyrouth… (L’accent commence a venir mais c’est dur) enfin plus précisément de l’aéroport international Rafik El Hariri de Beyrouth. Et oui malgré toutes mes tentatives, malgré la quantité de contrôles de sécurité je n’ai pas réussi à rater mon avion ni à annuler le vol. Je quitte donc le Liban avec une seule chose à l’esprit : la date de mon prochain voyage ici. Ce n’est pas seulement la beauté du pays (dans tous les sens du terme) ni l’extrême gentillesse des beyrouthins mais tout cela ensemble plus mille autres petits détails qui font de ce pays un endroit extrêmement agréable, tout le moins pour le touriste que je suis. Agréable certes mais extrêmement dangereux car vous serez prévenus on ne peu que très difficilement résister à tant de charme, de gentillesse et de chaleur humaine.
Difficile aussi d’échapper à ce constat : en arrivant ici on se dit que l’on va voir de très belles libanaises et bien c’est encore mieux que tout ce que l’on peut imaginer et d’après une source local les dernières statistiques font état d’un ratio de 7/1 (femmes célibataires/homme célibataire). Une aubaine pour moi cela multiplie mes chances au moins par 7 (chances qui reste égales à 0 si l’on ne s’intéresse qu’aux trois premières décimales mais soyons positifs !).
Tout cela ne change aucunement le premier constat (vous l’aurez bien deviné) et ne fait qu’accroître mon attrait pour ce pays.
Je sais qu’un ton aussi positif n’est pas habituel ici mais ne boudons pas notre plaisir. Pour être franc il ne s’agit pas de plaisir mais de tristesse puisque je suis en train de quitter le liban. Et quoi de mieux pour se changer les idées qu’un bon film ? Le Secret de Terabithia. La fiche de description précisait « Aventure, Famille » il était question de monde fantastique imaginé par des enfants. Ils auraient quand même pu préciser quelque part qu’il s’agissait d’un drame aussi. Cela m’aurait évité de pleurer comme une madeleine devant les hôtesses venues servir le dessert. Ca ne m’était plus arrivé depuis Forrest Gump. Voila qui n’est pas pour améliorer mon humeur.
Dans quelques heures soirée balade à Paris et je pourrais retrouver mon humeur grise comme le temps là bas avant de rentrer au bercail.
A bon entendeur…
17:49 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.08.2007
Missionaire
Bilan d’une première journée au liban. Pour une fois c’est très simple: mon dieu que c’est dur ! Oui je pense qu’aucun voyage, aucun projet ne m’avait rappelé à ce point ma situation de célibataire. Je crois que je vais déclarer un embargo aérien pour tous les avions quittant le Liban et transportant des marrakchis ou alors saboter moi-même mon avion ! Oui vous l’aurez compris je ne peux pas rentrer, la fibre humanitaire qui est en moi s’est réveillé et elle refuse de me laisser quitter un pays qui sort d’une guerre et qui a besoin de toutes les bonnes volontés disponibles.
Je vous envoie de bons baisers du Liban.
Bientôt les suites des aventures du 3zaoui ici.
21:02 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Middle East Airlines

J’ai souvent, au cours de mes voyages, croisé des équipages de la Middle East Airlines dans les hôtels. Et que dire de ces équipages si ce n’est qu’ils n’ont été surpassés jusqu’à aujourd’hui a mes yeux que par ce de Emirates ce qui n’est as rien. C’est donc avec une joie difficilement dissimulée que je me suis dirigé vers le A320 de la compagnie libanaise. Oubliez la malédiction du placement dont je vous ai déjà parlé je ne craignais pas d’éviter toutes les jeunes filles de l’appareil pour atterrir au coté d’une grand-mère. Je ne le craignais pas car je connaissais par avance mon compagnon de voyage. Mais au fond ce n’était pas grave car j’avais l’intime conviction que l’équipage sauverait la situation. C’était mal me connaître et mal connaître la « malédiction du 3zaoui ». C’est donc sur l’équipage tenant du titre 2004, 2005, 2006 et 2007 de l’équipage le moins glamour du Liban que je suis tombé. Une récompense qui n’était certainement pas du uniquement à la très grande expérience de cet équipage ni à la présence renforcée de l’élément masculin mais aussi à des qualités certaines.
Il ne me restait donc qu’à dormir jusqu’à Beyrouth. Mais une fois la bas, et une fois passé le très sympathique contrôle de police, c’est quand même la première fois que ma valise est sortie avant même que j’en ai fini des formalités de police, quelle joie et quel surprise de voir a quel point l’aéroport était glamour e que dire de l’hôtel et de la quantités d’invité(e)s assistant à un mariage… Oui décidément complètement glamour. Alors au vu de la gente masculine je n’ai absolument aucune chance c’est évident à tel point qu’on voit tout de suite que je ne suis pas du coin j’ai beau me taire, essayer de parler en arabe, essayer de me cacher a tout les coup ils savent que le Liban ne pouvait générer le3zaoui ! Même une virée en taxi à travers les rues de Beyrouth n’aura pas gâché cet joie (et je peu vous dire que le chauffeur était un vrai malade) et que je me fait avoir comme un touriste par midi sur la place Jamaa el fna. Ce qui ne m’était même pas arrivé au Ghana ! Enfin mon objectif maintenant et juste de ne pas me faire extrader d’ici pour atteinte au mœurs ou tentative d’enlèvement d’e la gente féminine beyrouthine (quoique chui pas sur qu’elle tienne dans un avion)… Bientôt la suite des aventures libanaises du 3zaoui
03:31 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.10.2006
Les choses simples...
Je ne sais par où commencer tellement mon absence fut longue alors autant commencer par les choses les plus simples : Mabrouk Ramadan !
Voila ce bon mois de Ramadan de retour, avec tous ce que cela implique comme nourriture et mauvaise humeur. Non je ne suis pas de ceux qui pètent les plombs durant ce mois, bien au contraire c’est un mois que j’affectionne particulièrement. Pas seulement pours les « chhiwates » d’après ftour. Mais pour tous ce qu’il nous apporte comme senteur dans les rues et rythme de vie. Je ne comprendrais donc jamais ceux pour qui c’est un calvaire ;)
Au cours de ce mois durant lequel je me suis absenté je ne me suis pas doré la pilule au bord des plages déserté ou entrepris un voyage à Rio pour le printemps. Non j’en suis resté à quelques considération bien plus terre à terre, quelques heures dans les avions, ça commence à devenir une sacrée habitude je sais mais tous les vols ne sont pas également agréables, quelques soucis, de la fatigue et une incommensurable envie de passer plus de temps à Marrakech. Certains commencent certes à fatiguer de mon amour pour ma ville mais il faut bien se faire une raison, c’est une ville formidable sous tous rapport et je ne me sens nulle part aussi bien qu’à Marrakech. Certes il ne s’agit aucunement d’une ville parfaite mais mon quotidien casablancais ne peut m’empêcher d’y penser.
Je suis de retour et mon manque d’inspiration avec moi ;).
Je vous dis donc à très très bientôt pour de nouvelles aventures d’un 3zaoui… nawi ;)
PS : Ce post est peut être très court mais il n’en ai pas moins d’une très grande importance car suite aux nombreuses menaces que j’ai reçu je pense maintenant avoir la vie sauve.
18:19 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
06.09.2006
Saudi Arabian Airlines
Une fois n’est pas coutume je repars dans mes tribulations africaines. Après une fin de semaine chargé de boulot et de mariage je me retrouve à Marrakech et sur le point de repartir pour Casa. Plus mes séjours sont brefs à Marrakech et plus je me rends compte que la voilà la vie qu’il me faudrait, la chaleur de Marrakech, de ses habitants comme de son soleil, les slaloms entre vélos, moto et « carrousates », la douce langueur qui vous envahi lorsque vous y vivez. Voila tout ce qui me manque aujourd’hui. Pour comparer deux villes je dis toujours qu’il faut se détacher du critère humain et lorsqu’on le fait, pas une seule ville ne peut rivaliser avec El Bahja. Bon c’est vrai, j’exagère un peu, mais on n’en est pas loin, il nous manque juste un Central Parc, deux ou trois Fnac, un Surcouf et un Camp Nou et l’affaire est pliée !
Quoiqu’il en soit je dois repartir, à casa d’abord, à Dakar ensuite, puis Monrovia avant d’atteindre Accra. Joli voyage en perspective. En tout cas il ne faut jamais désespérer car de temps en temps l’on fini par reprendre quelques espoir. Le mythe de l’hôtesse de l’air au charme éblouissant n’est pas mort je dirais même qu’il revit quelque peu. Et tout cela grâce à la Saudi Arabian Airlines. Quand en plus cette charmante hôtesse s’avère être marocaine et que par cet heureux hasard vous n’en êtes que plus choyés cela transforme rapidement un voyage professionnel qui s’annonçait éreintant comme une véritable partie de plaisir. En bonus bol d’une très bonne harira, pourtant réservé à l’équipage, rien que pour moi. Voila bien de quoi se sentir agréablement accompagné pendant son voyage. Malheureusement la durée du vol n’était pas infinie. Il m’a donc fallu me résigné à descendre de cette avion (pourtant je serais bien reparti pour casa moi !). Direction Air Sénégal et une escale au Liberia. En d’autres temps et d’autres circonstances j’aurais été quelque peut tendu mais avec cette tache de harira sur ma chemise (oui je suis un pro !) me rappelait mon doux vol précédent. Juste je temps de jeter un œil a Monrovia, du moins à essayer de la voir car autour de l’aéroport je n’ai pu voir que de la jungle des hélicoptères des nations unies et des bâtiments décrépis. Manquant de sommeil je poursuivais mon périple dans les bras de Morphée jusqu’à Accra ou je fus accueilli par une formidable pluie tropicale. Allez juste le temps de manquer un peu plus de sommeil et au boulot !
01:20 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
20.06.2006
Complots...
Une semaine est passée, je me retrouve à nouveau en voyage… enfin si l’on peut dire. Je me permets ce petit ajout afin de vous conter mon voyage. Je suis donc repartie en direction de Paris avant de prendre l’avion pour le Ghana. Arrivé à Orly assez tard je récupère aussi rapidement mes bagages et me dirige vers la sortie lorsque une demie douzaine de policier et d’agents de sécurité font leur apparition et bloquent notre sortie. Après quelques instant d’incertitude nous finissons par être informé de la découverte d’un bagage abandonné nous devons donc attendre l’intervention des démineurs qui auront pour tâche de détruire le colis suspect. Apres 45 minutes d’attente nous sommes heureusement libérés. Une courte nuit plus tard me voila partie en direction de Roissy. Mes bagages enregistrés je me dirige vers le l’entrée du Terminal. Je touche au but lorsque un agent de police et un militaire m’arrêtent. Devant moi un second bagage abandonné. Je suis donc redirigé vers l’entrée secondaire du terminal pour 1h15 de queue, et lorsque après tant de patience j’arrive a hauteur des agent de contrôle ceux-ci ferment les portes et nous apprennent que le périmètre de sécurité a été étendu. Moi qui suis d’habitude très calme commence tout de même à perdre mon flegme d’autant qu’à Amsterdam mon avion pour Accra ne m’attendra certainement pas. Alors lorsque en prime la sécurité décide de fouiller plus en détail mes sacs, je me dis que le sors s’acharne. Et pour ne rien arranger j’entends un agent s’adressant à l’autre lui dire « il faut qu’ils nous envoient plus de monde pour qu’on puisse prendre nos pause ! Je ne vous cache pas que si cela ne m’avais pas fait passé pour un dangereux terroriste et m’aurait conduit a Guantanamo j’aurais sauté sur cet énergumène pour l’étrangler de mes mains. Voila un imbécile qui depuis plus d’une heure et demie se tourne les pouces à cause d’un malheureux petit sac soit disant dangereux et qui une fois le travail repris alors que plus d’un millier de personne fait la queue ne pense qu’à prendre sa pause. Je te bafferai tous ça moi !
Lorsque je recouvrais mon calme et que mon cerveau s’est remis à fonctionner j’en suis arrivé à trois conclusions essentielles.
- En l’espace de 12 heures je me suis retrouver deux fois à quelques mètres de bombes potentielle je fais donc un métier très dangereux.
- En conséquence de la première j’aurais donc pu mourir deux fois. Ce qui à moins de s’appeler Highlander n’est pas possible.
- Enfin je commence à penser sérieusement être la cible d’une organisation terroriste. Heureusement que je ne suis pas américain parce que j’aurais déjà entrepris d’envahir le Botswana et Djibouti pour leur rôle évident dans ses attentats.
Enfin quoiqu’il en soit j’ai quand même réussi à arriver au Ghana. Enfin je vais pouvoir jouir d’une bonne nuit de sommeil. Du moins c’est ce que je me dis. Malheureusement mon arrivée à l’hôtel coïncide avec la venue du premier ministre chinois me dit on ! Résultat des courses je passe la nuit dans un autre hôtel et je suis réveillée aux aurores par le chauffeur qui est venu me ramené. Apres le premier ministre japonais je perd a nouveau ma chambre au profit du premier ministre chinois. Ils ont une dent contre moi en asie !
Qu’a cela ne tienne je vais au boulot tranquillement pour apprendre qu’une bonne partie de l’effectif est absente ! Non, pas pour suivre la coupe du monde mais parce que j’arrive en pleine épidémie de typhoïde. Voila le genre de nouvelle qui vous fait plaisir. Allez la malaria ça n’étais pas suffisent voila que je risque la typhoïde.
19:00 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Le train du bonheur
Toute l’explication de mon insuccès patent tient à la description d’une situation anodine.
Il y a dix minutes encore j’étais debout sur la voie C en attente de l’arrivée du TGV 6624, autour de moi les personnes qui partageront mon wagon. Jusqu’ici tout vas bien, l’assistance semble des plus intéressantes et pleine de fraîcheur qui plus est. Le voyage s’annonce sous les meilleurs auspices. Je m’installe donc à ma place réservée, première surprise je suis assis dans le sens contraire de la marche. Impossible de lire ! Une raison de plus pour échanger quelques politesses avec mes voisins me direz vous. Seulement voila, les places m’entourant se remplissent très vite, et je dois l’avouer, pas comme je l’espérais. Me voila (comme à l’accoutumée) entourés de joueurs de bingo, de quinquagénaires fatigués et de quadragénaires déprimés de bientôt faire partie de la deuxième catégorie. L’ordinateur de la SNCF devait vraiment m’en vouloir.
Voila tout mon manque de chance, ou plutôt de l’inexistante de sérendipité dans ma vie réelle, heureusement qu’il existe la version électronique !
Cela me rappel étrangement ma dernière soirée au Ghana. J’étais invité au « General Manager’s Cocktail » à l’hôtel. J’y suis donc allé, cela valait toujours mieux que d’affronter la solitude de ma chambre d’hôtel. Il n’y avais pas énormément de monde, quoique… quelques italiennes, quelques hommes d’affaires hollandais et des cadres de l’hôtel. Alors que je sirotais tranquillement mon coca au bar me voila abordé par une hollandaise et son amie indienne. Que du bonheur pensez vous ? C’est oublier un peu vite que ces deux charmantes personnes auraient toutes les deux pu être mes grand mères !
J’étais donc parti pour deux heures de discussion (je devrais plutôt dire écoute plus que discussion). Et vas y que je te raconte mes dernières vacances dans l’Himalaya ou mon dernier séjour à l’hôpital, du voyage de ma petite dernière à Londres ou la bonne marche de mon agence de voyage. J’étais alors bon pour finir la soirée avec le second larron qui après m’avoir présenté et pris un bon coup dans le nez est parti dans le récit fort intéressant mais très décousu de sa vie en Arabie Saoudite, du mariage de sa fille, du recensement de ses petits enfants et même de l’inventaire de ses connaissances en arabe.
Je crois que j’ai raté ma vocation mais fort heureusement in n’est pas trop tard, j’ai une amie qui peut me pistonner pour un poste dans des institutions à Menton ;).
Revenons à mon train.
C’est donc dans cet état d’esprit que quelques heures plus tard je me retrouve à l’aéroport d’Orly. Et c’est la mort dans l’âme que j’entrevois le troisième but de l’équipe d’Allemagne. La coupe du monde à commencé sans moi. Pour la première fois de ma vie consciente je rate une coupe du monde. Un évènement qu’il faut suivre même depuis un salon de coiffure pour dames. Difficile d’expliquer ce que le supporter que je suis peu ressentir dans de tels moments, je crois qu’il suffit de se rendre compte de ce qu’est la coupe du monde. Quelque chose d’indescriptible.
Regardez les hymnes nationaux avant la rencontre me donne toujours la chaire de poule car c’est un moment plain d’émotion et est un indicateur de l’importance de cet évènement. Je crois qu’il n’est pas de moment plus important dans la vie d’un homme ou l’on représente les couleurs de son pays, pas même sous les drapeaux.
Aujourd’hui encore très peu de monde lister les neufs pays membre du conseil de sécurité de l’ONU pourtant la plupart des gens pourraient citer une bonne moitié des pays participants à la coupe du monde, personne ne sait quel pays préside l’union européenne aujourd’hui, demandez alors quel pays est champion du monde en titre et on vous le donnera. C’est cela la magie du foot.
Bientôt la suite des mésaventures de le3zaoui (et pas que sentimentales)...
00:50 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
21.05.2006
5500 pieds
Serendipity est presque devenu un carnet de voyages. Et cela continue…
Amsterdam, dimanche matin, me voila à nouveau confortablement installé à bord d’un avion, un 777 KLM cette fois ci. Cela implique forcements quelques conséquences : en effet contrairement à d’autres compagnies, même en business il n’y a que des hôtesses, cela me conduit forcement à être dans l’incapacité de tenir un certain nombre de mes engagements concernant des stewards italien, à la limite il y a bien un pilote et un chef de cabine hollandais mais je crois que même un Marco Van Basten n’a pas le charme et le glamour d’un Paolo Maldini. Cela dit cette situation ne confère pas tout l’avantage qu’elle pourrait : vous l’aurez compris, le mythe de l’hôtesse de l’air encore récemment incarné par Catherine Zeta Jones dans Le Terminal bat de plus en plus de l’aile. Sachant que comme la plupart de mes compatriotes marocains (pour peu qu’ils soient un jour passé à proximité d’un hôpital) le mythe ou le fantasme de l’infirmière n’à jamais existé, qu’en plus je suis aujourd’hui trop vieux pour entretenir le mythe de la lycéenne en uniforme (et surtout pas un uniforme marocain) que reste-t-il ?
Il ne reste rien si ce n’est un retour à la réalité, une réalité tellement peu romantique !
Nous venons de décoller, altitude 5500 pieds, température extérieure 0°. Les hautes altitudes favoriseront peut être ma créativité dans la recherche de nouveaux « mythes », après tout les corps de métiers sont encore légion alors keep on moving…
Finalement je finis par espérer que le vols se prolonge indéfiniment car il n’y a peut être ni hôtesse intéressante ni steward mais la filmothèque est des plus impressionnantes. Allez je rattrape un peu du retard que j’ai accumulé ces mois ci.
Ouf ! Deux films à la suite, j’en prendrais bien un troisième mais je n’aurais probablement pas le temps de le finir avant l’arrivée.
Impossible de résister troisième film lancé ! De toute façon la compagnie de Reese Witherspoone est plus intéressante que de veiller sur le sommeil de mon voisin japonais. Avec Reese en médecin je crois que j’irais plus souvent à l’hôpital…
22:38 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.05.2006
Voyage
10h30
Ma semaine au Maroc touche à sa fin. Une semaine c’est forcement trop court. Vous connaissez surement ce fameux texte « pour connaître la valeur d’une année demande à l’étudiant qui a raté son année… » et bien pour connaître la valeur d’une semaine demande au consultant qui change de pays toutes les semaines ! Cela dit cette semaine fut des plus chargées en émotions et en enseignements, presque trop riche, maintenant il me faut le temps de digérer. Je me rends compte maintenant que mon dernier séjour au Maroc c’était soldé par un post où il était question d’enseignements.
Quoiqu’il en soit assis dans le hall du terminal 1 de l’aéroport Marrakech Ménara je me repasse le film de ma semaine qui a commencée par un « remerciement pour mon travail et les sacrifices consentis… » et qui se termine par la location d’un studio à casa ! Maintenant je n’ai plus d’excuses pour ne pas passer plus de temps au Maroc.
Entre les deux inutile de vous dire que tous mes repas ont été bookés (je ne dis pas qu’il existe des tonnes de gens qui m’apprécient juste que j’avais une longue liste de personnes à déranger ;-) ne dit on pas que la visite d’un 3zaoui fait toujours plaisir, si ce n’est à l’arrivée c’est au départ).
Je ne saurais trop remercier toutes ces personnes et leur dire à quel point j’aurais aimé prendre plus de leur temps. Elles (et ils) se reconnaitront.
Enseignements aussi car certains des principes séculaires régissant la vie et l’univers ont vacillés cette semaine au gré des rencontres. Il me faut donc à présent revoir ce qui dans mes axiomes de départs posait problème.
11h15 (dans l’avion)
Apres le hall me voila dans l’avion et, surprise du chef, j’ai été surclassé ce qui signifie, en plus du fait que je vais jouir de tout l’espace nécessaire pour mes pieds, que je voyage trop.
12h25
Altitude 36000 pieds, « le problème c’est la première classe, avant on y mangeait mieux maintenant on y vit bien mieux » Renée Zellweger dans Jerry Maguire. Je dois avouer que toutes les compagnies confondus les hôtesses sont toujours plus charmantes en classe eco que celles en business class (quand ce ne sont pas directement des stewards qui sont en charge de la business).
16h (heure local)
Arrivée à Paris apres un bon dejeuner et quelques instants de sommeil. Un autre voyage commence
PS : désolé pour se post décousu mais il est significatif de l’état de liquéfaction de mon cerveau à l’heur actuelle.
21:28 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
07.05.2006
Cliché Safari
En arrivant au Ghana on se dit : Bon allez zou ! un peu de dépaysement ca fait pas de mal ! Seulement quelques minutes après avoir atterri à l’aéroport, subi le choc thermique à l’arrivée, car même à trente degrés vu l’humidité qui règne dans cette partie du monde je peux vous dire que c’est quand même difficile, donc après tout cela o se retrouve au Golden Tulip. On se rend donc bien vite que l’on se retrouve probablement dans le centre mondial du cliché ! Et oui car entre hollandaises très… euh blondes, américaines aux jupes très courtes, libanaises très… refaites, américains très buveurs. On finit par mettre quelques jours pour s’en remettre car l’on espère être au Ghana et non dans une sorte de grosse caricature de la mondialisation.
En deuxième lieu ce qui frappe le plus au Ghana c’est la paix ambiante. Les Ghanéen sont d’un calme et d’une gentillesse assez impressionnante. Et là je peux vous dire qu’après quelques semaines en France cela vous change. Pas un mot plus haut que l’autre, pas d’esbroufe ni de conflit. Tout se fait paisiblement. Parfois cela est même trop paisible (si si je vous assure) !
Désolé pour ceux qui espéraient un carnet de route retraçant quelques péripéties d’un voyageur en pleine foret tropicale, disons tout simplement qu’un calendrier fort chargé ne m’a pas complètement laissé le loisirs de découvrir en profondeur le pays le seul frisson d’aventure que je m’accorde donc est la recherche d’un taxi le matin et le soir et même cela s’avère fort peu aventureux au Ghana. Eh oui pas de machette, pas de liane ni de déjeuner a base de feuilles et de ver de terre, non rien de tout cela, juste jouer à cache-cache avec les moustiques porteur de paludisme et de malaria. Et oui n’ayant pas pris de médicament (oui je suis un grand aventurier) je suis obligé de faire attention.
En parlant de déjeuner cela fait bien une semaine que je carbure au riz sous toutes ses formes. En effet au Ghana ce qui frappe le plus (qui arrache la bouche plus qu’il ne frappe en réalité) est que même lorsque l’on vous assure que le plat que vous venez de commander est dénué de toute sauce piquante, croix de bois crois de fer, il s’avère au final des plus épicé ! Et oui mois qui n’aime pas les plats épicés je souffre.
Le3zaoui, bientôt de retour au Maroc alors vous avez intérêt à vous libérer un peu pour la semaine prochaine brushing et couleur gratuits pour tout le monde (toutes et tous ;))
PS: Apres avoir traversé 4 pays et 5 aeroports en 18h de voyage me voila à Marrakech Enfin! Allez pour me changer les idée je me fais une virée à l'aeroport de casa.
00:18 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
24.04.2006
Desert...
“Could you please stay seated and keep your seat belt fasten.” Premier enseignement de ce message il y a dans l’équipage une femme! Et oui ! Quelle ne fut pas ma surprise au moment d’embarquer sur ce vol Alitalia de ne voir que des hommes mais d’un autre coté c’est plus sage. Et d’une on ne risque pas de rester bouche bée à chaque fois qu’on nous demande quelque chose et de deux nous n’aurions de toute façon aucune chance face à ces italiens là. En tout cas cela relève d’une immense injustice : pourquoi les hôtesses de l’air ne sont elles pas à la hauteur de leur réputation tandis que les stewards (sur Alitalia en tout cas) sont de véritables Apollons ? Nous vivons bel et bien dans un monde complètement injuste. Le deuxième enseignement est que nous traversons une zone de turbulences. Et oui même au dessus du désert complet on ne peut pas être tranquille. Mais bon je n’ai aucune raison de me plaindre, plus que six heures de vol avant d’atteindre Accra après un petit détour par le Nigeria. Heureusement je suis en business class donc avec forcement suffisamment de place pour allonger mes pieds et cela c’est un grand pas pour l’homme.
A l’aéroport de Milan, couple s’embrassant, amants se faisant de langoureux au revoir et autres joyeusetés vous rappellent à votre solitude ou plutôt à votre « celib-attitude » (prononcez attitioude ça fait plus classe). Oui « celib-attitude » car l’on finit par se convaincre que cela est avant tout un choix de vie opéré de manière consciente et voulu et que ceux qui ne nous suivent pas dans notre vision des choses n’ont pas encore compris toute la futilité des relations humaines et leur contenu réel (on se réconforte comme on peu). Dans les films romantique on serait dans le moment triste du film, celui où le héros, par quelque diable corrompu, aynt commis une erreur se retrouve esseulé, et là commence la chanson la plus triste du film et c’est pourtant celle que l’on retient le plus, comme Ain’t no sunshine dans Notting Hill. Seulement là ou dans le film ce passage dure quelques minutes, le temps d’entretenir un suspense insoutenable pour nos pauvre cœur (va-t-elle lui pardonner d’avoir couché avec Amy ?). Enfin c’est aussi le moment le plus reposant du film (je ne sais pas pour vous mais pour moi si) on se sent submergé par un sentiment d’apaisement. Est-ce parce qu’on se dit que finalement on n’est pas tout seul ? Ou peut être parce que l’on pense que l’on se dit finalement il n’en est pas mort ! Quoiqu’il en soit au final on ne retiens jamais ce moment là on l’occulte comme si il n’avais jamais existé dans le film on ne retiens que la rencontre et le final… Pourtant on retient la chanson dans un coin de notre cerveau l’air de dire « elle pourrait peut être servir… »
Cela dit l’actualité n’est pas là, le plus important en cette belle journée de dimanche est qu’en ce moment je survol de vaste plaines désertiques et que pour les quinze prochains jours mon salon de coiffure fera escale au Ghana dans la continuité de sa tournée mondiale. Alors à très bientôt… (moi je m’en retourne a petites confidences à ma psy avec Uma Thurman, elle m’attend ;) )
Le3zaoui, Quelque part dans le désert, SalonNews
PS : Chaque jour j’aimerais poster mes avis sur l’actualité mais tout ce qui arrive ces derniers temps et pathétique et mes avis sont loin d’être d’un intérêt très modéré.
PS2: Mehdi7 ty viens quand tu veux "eddar darkoum" ;)
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03.04.2006
Chap. 3: Une eau minérale !
Nous étions attablés dans la partie « non fumeur » d’un très agréable restaurant italien. Le genre de restaurant ou tout est cuit au feu de bois et où la plupart des recettes portent des noms de villes italiennes. Alors qu’elle parcourait le menu à la recherche de son graal culinaire je ne pouvais me retenir de la contempler. Elle portait un petit pull noir dont le col très large et les manches courtes laissaient place à une chemise blanche. Très légèrement maquillé son visage était d’une telle pureté…
- Avez-vous choisi ?
La question me surpris tout autant que la présence d’un vague clone de Sebastiano Rossi, vingt centimètres de moins, au dessus de ma tête
- Oui ! Pour moi ce sera une lasagne du pêcheur.
- Une entrée ? Nous avons des tomates mozzarella aujourd’hui.
- Très bien.
- Et vous Monsieur ?
Me voila pris au dépourvu, je jette un rapide coup d’œil au menu et fini par dire
- Une Calzone s’il vous plaît.
- Une entrée ?
- Non merci.
- Avec ca, une boisson ?
- Un coca pour moi.
- Une eau minérale.
« Ouf », pensais-je, nous voila débarrassés de cette corvée. Je pouvais retourner à ma contemplation béate de ce spectacle que je trouvais de plus en plus beau. Pendant ce temps elle se mit à rire.
- Tu ne semblais pas très intéressé par le menu !
- Non, il est vrai que ce menu n’est pas ce qu’il y avait de plus attractif à mes yeux.
Notre conversation porta petit à petit sur elle. J’appris donc qu’elle était, tout comme moi, de passage à paris pour terminer ses études, que ses parents vivaient au Portugal. Et qu’elle cherchait encore le pays où elle se fixera. Paris ne lui semblait pas si inintéressant comme lieu de chute.
Les plats posés devant nous, nous firent une pause dans notre conversation pour entamer notre diner. Nous mangeons en silence, nous regardant entre deux bouchées, toujours aussi souriante je me perdais à chaque fois dans son regard.
Nous n’échangeâmes plus beaucoup de paroles jusqu’à la fin de la soirée, je crois que comme moi elle voulait juste profiter de ce moment paisiblement. Du moins c’est ce que mon ego regonflé à ce moment là me laissa penser.
Je la raccompagne chez elle, lui souhaite une bonne nuit et reprend mo chemin la tête pleines de pensées.
PS: Cette histoire est purement fictive (malheureusement) toute ressemblance avec des personnes ou des faits réels est fortuite.
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27.03.2006
Vocations…

Après avoir partagé une longue conversation avec une parfaite inconnue, après m’être fait dessiné dans un métro et après d’autres épisodes que pour le bien de ma virilité je ne pouvais vous conter me voila aujourd’hui errant aux abords de la place Bellecour à Lyon.
L’après midi est bien entamée et la place se rempli de plus en plus lorsqu’au gré de ma promenade j’aperçois deux hommes d’un fort bon gabarit s’approchant de moi. Il est vrai qu’avec mon fourre tout photo sous mon manteau j’ai l’air suspect mais tout de même !
- Bonjour monsieur. Me dit le premier avec un accent très marqué.
- Bonjour
- Nous sommes des représentants de l’église de Jésus. Êtes-vous croyant ?
En voila une histoire. Il ne me manquait plus que ça. Me voila « démarché » par des mormons. Et pas n’importe quels mormons, du mormons 100% pur jus directement venus des states ! Et oui comme quoi un 3zaoui n’est pas obligé de se rendre a Salt Lake pour rencontrer des mormons il suffit de se promener à Lyon ! Et c’est qu’ils sont insistants les mormons ! Impossible de leur faire comprendre que je ne suis pas intéressé par le bouquin gratuit de leur « prophète vivant ». Qu’à cela ne tienne je semble suffisamment crédule pour que mes deux « amis » pensent tenir leur affaire de la journée. A cœur vaillant rien d’impossible j’ai donc quand même réussi à m’extirper de cette situation. Alors bientôt de nouvelles aventures du 3zaoui…
10:01 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note
16.03.2006
Nos jeunes années
Le métro avance tranquillement, en face de moi un jeune garçon plutôt calme, plongé dans un magazine. Un habillement négligé, des couleurs non assorties, un véritable brouillon. Mais tous cela il ne le sens même pas car il est dans son monde et quand il se lève de sa place pour vérifier sur le plan le nombre d’arrêts qu’il lui reste à attendre il semble ne prêter aucune attention à ca monde qui l’entour. Ce qui se traduit par des gestes que l’on qualifiera d’exubérants.
Voila en gros un exemplaire de ce à quoi je ressemblais lorsque j’avais son âge. Cela me transporte plusieurs années en arrière. A l’époque où nous étions des NERDS. A l’époque où nous ne jurions que par nos bécanes, où le manque de succès auprès du sexe faible nous permettait de profiter de tous notre temps libre pour bidouiller, programmer, tenter.
Un temps où nos conversations tournaient invariablement autour de notre capacité à repousser les limites mémoires de nos machines afin de faire tourner le dernier jeu en vogue. De jeu justement nous ne croyions qu’à Civilisation ou à Dune, à Little Big Adventure ou à Wolfenstein. A l’époque où nous de l’intérêt du coprocesseur arithmétique d’un 486 DX et au gain de puissance qu’il apportait…
Voila ce que d’une simple observation d’un jeune homme dans le métro j’ai pu tirer de mes souvenirs. C’est le grand philosophe des temps modernes, Cheniari, qui disait « lorsqu’il ne se sent pas bien l’homme « parcours » son passé à la recherche de réconfort ». Il n’avait probablement pas tord mais aujourd’hui vous ne trouverez que peu d’homme se réconfortant dans leur passé ! Il existe pour cela des temples spécialisés dans ce genre de quêtes, on les appels communément « rayons électronique, hi-fi, informatique » dans la plupart des grands magasins. Dans ces endroits des passionnés vendent à d’autres passionnées, car les directeurs l’ont bien compris ils engagent donc « des gars comme moi pour vendre a d’autres gars comme moi » comme le dit si bien Mike Gayle.
09:00 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
15.03.2006
Rencontre Fortuite
Au détour d’une rue on ne sais jamais ce qui vous attend. Moi en l’occurrence dans ce cas là ce qui m’attendais c’est une New Yorkaise cherchant son chemin. Apres lui avoir montré son chemin et voyant qu’elle n’était pas sûre de trouver vu la complexité du trajet je lui propose de m’accompagner, mon chemin me menant jusqu’à l’endroit qu’elle recherchait. Me voila donc parti dans mes déambulations parisiennes affublé d’une américaine. Durant les quelques minutes que dura le trajet nous discutâmes du temps relativement froid à Paris, de New York, de shopping, du Canada et de cours de langues. De vastes sujets. Le temps de nous dire au revoir et nous voila chacun reparti de son côté sans même avoir échangé nos prénoms. Voila une fort belle façon de commencer une soirée : en découvrant que les rencontres fortuites, les discussions entre personnes totalement inconnues sont aujourd’hui encore possible, et qu’il est tout aussi possible de demander nous approcher les uns des autres.
10:43 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
01.03.2006
Chap. 2: Journaliste animalier coincé
Nous avons alors entamé une longue promenade dans Paris tout en devisant. Je serais incapable de dire ou nous a mené cette promenade tant nos conversations occupaient nos pensées. Tout était prétexte a blagues de notre part, nous discutions de tout et de rien, elle profitant de notre balade pour me servir de guide dans Paris, m’abreuvant de détails historiques, moi profitant de toute occasion pour la faire rire. Oui je suis un convaincu de la séduction par le rire, ne dit on pas que faire rire une femme c’est faire la moitié du chemin vers son cœur ? Je l’ai fait rire 23 fois, je crois que c’est une bonne partie du chemin vers son cœur. Notre périple s’achève sur les Champs-Élysées devant un cinéma, un film nous attire, il n’en fallait pas plus pour nous convaincre. Je dois avouer que pour un (premier) rendez vous le programme est quelque peu brouillon mais je trouve pour ma part que la spontanéité est un avantage certain pour provoquer des sentiment francs. Le ciné n’était peut être pas l’idée du siècle tant il est vrai qu’on ne peut pas y parler à notre aise mais cette séance fut des plus bénéfiques parce que dès notre sortie de la salle obscur nous nous retrouvions tel deux plongeurs remontés à la surface, nous avions autant besoin de parler qu’eux de respirer.
- alors comment as-tu trouvé le film ? me demanda-t-elle
Je pris mon ton le plus pompeux digne d’un critique littéraire pour lui répondre.
- il est vrai que l’aspect artistique de l’œuvre est très osé et le jeu de l’acteur principal plein de sincérité cela dit il est une petite chose qui m’empêche vraiment d’apprécier ce film…
- ah bon ! et qu’est ce donc ?
- ce film ma privé de la vue de tes yeux si charmant…
Je ne savais d’où me venait le courage de dire une telle chose, moi qui d’habitude suis si timide face aux personnes du sexe opposé. Moi qui d’ailleurs était, plus que timide, fort peu en réussite avec ces demoiselles je venais en plus de violer ma règle numéro un de la séduction : « Ne jamais se précipiter : attendre LE bon moment ». Je ne sentais plus mes jambes tant elles s’étaient vidées, je me demandais comment je tenais encore debout quand elle me répondit.
Pourtant elle ne m’en tenait pas rigueur
- Je pourrais dire la même chose : il m’a privé de ta conversation.
Le sourire qui accompagnait cette phrase resterait à jamais gravé dans ma mémoire, telle la vision d’un ange vous ouvrant ses bras.
Je restais planté là, je me sentais presque rougir, ce qui, soit dit en passant, n’est pas une mince affaire.
- On continue notre balade ?
- Oui avec plaisir…
Elle me prit par le bras et nous continuons notre marche sur les Champs Elysées bras dessus bras dessous.
Je ne dis plus rien, tentant de profiter du moment et de cette proximité. Elle me semblait elle aussi profiter de ce moment ou peut être était ce là ma fierté d’homme qui me jouait des tours.
Un peu plus loin nous reprenons nos conversations, tout aussi diverses qu’inattendus. Nous parlons de Paris, de Marrakech, de voyages, de football et de nombreuses autres choses.
Je propose entre deux changements de sujet d’aller diner.
- Bonne idée ! Je commence à avoir un petit creux. Mais à une condition. Me dit-elle
- Laquelle ?
- C’est moi qui t’invite.
- Tu me demandes une chose qui malheureusement est impossible.
- Ah bon ! et pourquoi cela ?
- Vois tu, outre le fait que cela blesserait mon ego d’homo sapiens mâle dominant, cela me permet de garder une invitation d’avance et donc de te forcer à accepter une autre sortie afin d rétablir une égalité malmenée.
- J’adore quand tu parles comme un journaliste animalier coincé !
Elle éclata de rire.
- Et pourquoi « journaliste animalier » ? n’aurais je pas pu être coincé tout court ?
- Je trouve ça plus drôle. En plus c’est plus sexy qu’un huissier.
- Me voila donc comparé à un journaliste animalier pour mon « sex appeal » et à un huissier pour mon humour… Qu’a cela ne tienne. Alors deal ?
- Deal ! mais comme je n’aimes pas avoir des dettes j’invite demain.
- Demain c’est jour de match. Match très important qui plus est donc ton invitation sera pour le déjeuner. Je ne veux pas t’imposer une horde de mecs hystériques qui crient après la télé à s’en faire éclater la gorge.
- Mais j’adorerais cela, comprendre ce qui vous motive vous les mecs. Mais ne t’éclate pas la gorge quand même. Donc demain on déjeune ensemble, c’est moi qui invite et ensuite match !
- Il me semble que oui.
- Alors allons dîner.
Me voila en route pour un dîner à deux avec la promesse d’une longue rencontre le lendemain avec cette créature si douce et charmante… voila bien à quoi s’apparenterai une définition du bonheur dans mon dictionnaire personnel.
10:05 Publié dans Tribulations... | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note

