07.03.2007

Origo

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Invariablement à chacun de mes retours à Marrakech une chose me frappe plus que tout autre, ou disons le autrement, un souvenir m’assaille plus que tout autre : la douce insouciance de nos jeunes années. Ce n’est ni en restant vautré devant la télé ni en profitant d’une bonne cuisine mais tous simplement lorsque mon chemin croise de jeunes « cyclistes » ou motocyclistes. Ils sont là, devant moi, à deux sur un même vélo « mradfines ». Et je me souviens… Le doux souvenir de mes « chevauchées » en ville, de tous ce temps passé à sillonner chaque recoin, à éviter chaque bosse. Certes j’avais toujours quelque chose à faire (mais si 1 fois sur 1à à Marrakech ça donne « toujours »), A cette époque il ne fallait pas prévoir un déplacement dix jours à l’avance, vérifier qu’il n’entrave aucunes des taches de ma To do list (virtuelle soit dit en passant), c’était l’insouciance !

Et la je suis pris d’une sorte de réveil de conscience : pourquoi ne me souviens je que de cela de cette douce nonchalance qui fait de chaque marrakchi ce qu’il est ? Pourquoi aucun souvenir du calvaire hivernal (et oui sur une moto il fait encore plus chaud) ne subsiste-t-il ? Au final il me semble bien que je suis plus optimiste que certains ne le pensent !

Ils sont donc là, tous les deux, l’un pédalant et l’autre tentant d’éviter les voitures. Ils allaient continuer comme cela encore un moment, descendre tout le boulevard, bifurquer à gauche et continuer leurs périple jusqu’à la mère de nonchalance, il s’y promèneront sans autre idée que de tuer le temps, prendront probablement un rapide dîner et s’en retourneraient chez eux…

Quelle douceur…

19:42 Publié dans Marrakech | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

18.11.2006

Bahja

Mon père a dit un jour « il ne s’agit plus de voir Venise et mourir mais de voir Marrakech et d’y revenir », et mon dieu, il avait fichtrement raison !
Une journée de travail à Marrakech
Mon métier m’amène à voyager assez régulièrement et de temps en temps mes voyages ne me mènent ni à Milan, Accra, Amsterdam ni à Lyon mais chez moi, à Marrakech. Pour une unique journée certes, mais quelle journée.
Oublié les embouteillages, oui vous avez bien lu, Marrakech est une ville qui grandi à vitesse exponentielle (et pas toujours de manière saine) et dont la population augmente tout aussi vite. Mais se rendre au boulot en faisant un crochet par le consulat de France et un autre par le bureau de ma mère m’a pris autant de temps que d’aller directement au boulot à casa, la pollution en moins.
Inutile de trop m’attarder sur la matinée, le ciel bleu, les palmiers, les jbilets etc. et allons déjeuner. Il est vrai que le secteur de la restauration et du loisir en général connait un certain nombre d’excès à Marrakech mais il est toujours des endroits irréductibles qui résistent aux dérives mercantiles de ces dernières années. Il est en effet toujours aussi plaisant de savourer une pizza (entendez une pizza au Catanzaro donc une vrai pizza) pour un prix souvent inférieur aux ersatz de plat que l’on nous sert dans notre très chère capitale économique.
Ajouter à cela le plaisir de s’y rendre a pied alors même que les voient de circulation bouchonnent autant à midi que le Maarif entre 2h31 et 2h34 du matin, une ville à taille humaine jvous dis !
Alors il est vrai, les plus libéraux d’entre vous aurons raison, cette bonne humeur, cet état d’extase déteint quelque peu sur le rendement (mais juste un peu c’est promis) mais qu’à cela ne tienne mes frères on nous ment on nous spolie, prolétaires de tous pays, mes frères… Non finalement vous savez quoi, ça marche pas comme ça, le communisme a échoué donc chacun chez soi et les vaches serons bien gardés par contre quand vous voudrez prendre des vacances «merhba bikoum, eddar derkoum » en attendant je profite, je jouis (non faut pas le prendre comme ça) à Marrakech…

20:40 Publié dans Marrakech | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

26.08.2006

Rendez moi ma vie, rendez moi ma ville…

Me voila de retour, toujours aussi seul mais un peu plus dispo ! Les vacances sont finies pour certains, pour d’autres elles n’ont jamais commencé !
Mais à voir de plus près, à quoi bon avoir des vacances si notre lieu de villégiature favori se trouve complètement assailli par des régiments complets de touristes chanceux. Chanceux d’être à Marrakech pour notre plus grand malheur.
J’ai toujours été un fervent défenseur du modernisme et du développement de ma belle cité rouge. Mais il est vrai que Marrakech aujourd’hui tend à la dérive. Le charme de Marrakech ce n’est pas uniquement son climat, sa localisation, ses paysages, Marrakech c’est aussi l’authenticité de ses habitants et de ses plaisirs… Cette authenticité est malheureusement vendue au plus offrant. Marrakech sans sa vielle ville, peuplée de marrakchis, ceux que l’on rencontre et que l’on entend au détour d’un derb. Marrakech c’était le plaisir de se promener à deux heure du matin sur l’avenue de France et d’y rencontrer famille passant la nuit sous leur couettes, groupe de jeunes musiciens en herbes, touristes en admiration et surtout une ambiance chaleureuse et enjouée. Aujourd’hui ce n’est plus qu’un axe de circulation pour voitures immatriculées à casa ou rabat quand ce n’est pas à l’étranger, le tout bordés d’hôtels et de cafés hors de prix. Et il ne s’agit là que d’un exemple parmi d’autres qui font de ma ville un endroit moins agréable à vivre. Vivement l’instauration d’un Visa pour se rendre à Marrakech !
Oui car toute cette bonne humeur qui faisait de Marrakech Al Hamra la capitale du Sud est aujourd’hui mis gravement en péril. Oublié le temps ou sur le bord de la route peut importait le moyen de transport arrivant tout pouvait faire l’affaire, taxi autobus ou calèche. Eh oui qui parmi nous se souviens encore des tours de calèche à 2.5 dhs ! Il s’agit la de science fiction pour celui qui ne connais que la situation actuelle. Je sais je parle comme un grand père mais aujourd’hui il y a à mon sens péril en la demeure. La dénaturation de Marrakech à commencé il y bien longtemps avec le découpage qu’à connu la palmeraie de Marrakech, une mise à disposition des agents immobilier qui ont partagé cette merveille en villa grandioses. Seulement cela ne s’est en aucun cas accompagné d’un entretien de cette palmeraie tous justes en une main basse d’un certain nombre de privilégiés sur ce qui devait être la propriété de tout marrakchi. Bien sur à cette époque nous étions loin des dérives actuelles. Aujourd’hui nous sommes sur une logique similaire mais avec un rythme et une portée bien plus grande ! God bless marrakech et surtout puisse-T-il la préserver !

11:50 Publié dans Marrakech | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

02.01.2006

Bahia

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Le palais de la Bahia a été construit à la fin du 19eme siècle pas Ba Hmad vizir des sultans Moulay el Hassan et Abdelaziz. Quoique gourmand en argent et en amour – il comptait quatre femme et plus d’une vingtaine de concubines – il baptisa cette impressionnante demeure du nom de sa première femme « Bahia » ou « la belle ». Ba Hmad a regroupé de nombreux riad pour construire cet immense palais, un véritable dédale de pièces, de jardins et de couloirs. La décoration du palais est un mélange de styles arabe, turc et européen.

Le général Lyautey qui avait fait de ce palais sa résidence pour ses séjours à Marrakech y fit ajouter des cheminées, le chauffage et l’électricité. Ce mélange des styles est d’autant plus frappant au premier étage ou abstraction faite de la vue sur la médina à travers les fenêtres on se croirais dans un appartement parisien.

13:00 Publié dans Marrakech | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Marrakech

23.08.2005

Marrakech by night

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S'il est bien un lieu à Marrakech où l'on puisse se rendre à toute heure du jour ou de la nuit c'est bien Jamaa El Fna. Le centre, le coeur de Marrakech...Quelque soit le moment de la journée où vous y allez vous y trouverez quelque chose à voir ou à regarder. Chaque congrégation y a son horaire. Une place séculaire aujourd'hui reconnue par l'Unesco! Une place où vous mènerons la plupart des ruelles de la médina et oui car ici toutes les rues mènent à Jamaa El Fna et ses charmeurs de serpents, Jamaa El Fna et ses dresseurs de singes, ses vendeurs de jus d'orange (inimitable), ses guérisseurs, ses arracheurs de dents, ses diseuses de bonne aventure...

Jamaa El Fna c'est Marrakech, une place à nulle autre pareil 

15:20 Publié dans Marrakech | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

18.08.2005

Médina, ma belle médina

medium_p1010142.jpgImpossible de vous parler de Marrakech sans vous parler de la médina, impossible d’être marrakchi sans la chérir, notre belle médina. Il me faut l’avouer, quelque soit la durée de mes absences je m’en retourne toujours a la médina me ressourcer. Tout au long des Semarines, bercé de quelques perles du parlé marrakchi, envouté des odeurs de « chebbakia dial el haj belkabir » puis littéralement transporté par les douces senteurs du bois travaillé. On déambule jusqu'à arriver à la mosquée Ben Youssef, d’entrevoir le musée de Marrakech, prolongeant son effort on atteint la Medersa Ben Youssef puis un peu plus loin Dar Bellarj… Wow que de lieux de culture. Mais laissons tout cela pour un autre post ! Promis je vous ferais une dissertation d’histoire sur la médina !

Mais pour l’instant restons-en aux plaisirs moins érudits du palais et des oreilles. Impossible pour moi en effet de me promener en médina sans tendre l’oreille et prêter attention aux discussions, car ce qui nous semblait si naturelle nous semble un véritable trésor lorsque l’on en est éloigné. Inutile de vous dire que « l’accent » marrakchi ne se retrouve nulle part ! « Ach biti a bakhouna dakchi li 3ta llah ». Alors forcement lorsqu’on est loin de Marrakech on se languit, on s’ennui de cet accent. Et il n’est nul lieu où cet accent est plus marqué qu’en médina. Alors la prochaine fois que vous visitez, tendez l’oreille (ou redou 3lia el khbar).

Je voudrais en disserter plus longuement  mais il me serait impossible par des écrit de retranscrire cette façon si particulière de parler… iwa ma 3likoum ila tjiw tsem3ouha boudnikoum

20:10 Publié dans Marrakech | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note