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28.03.2007

Menara

Le plus incroyable avec l'aéroport de Marrakech (voir Marrakech tout court) en ce moment c'est que peut importe le nombre de fois que vus l'ayez traversé il vous surprendra toujours. Il ne se pas en effet deux mois sans que les zones d'arrivée ou de départ soient chamboulées.
Je me dis deux touristes parisiens qui ont visité Marrakech à un mois d'intervalle se traiterons respectivement de menteur quand ils en viendront à relater leurs anecdotes aéroportuaires.
En ce qui me concerne les annotes se limitent à savoir ou je serais placé. Je vous avais déjà parlé de la haine que me vouent les ordinateurs des transporteurs: prenez un avion, un train, un bus qu'importe, remplissez le à 80 de jeunes filles célibataires une pincée de personne du 3eme age et quelques mecs. Lorsque viendra mon tour je serais inévitablement a coté des seconds (ou troisièmes) au mieux je serais à coté du seul couple de la cabine bien trop occupés a s'embrasser pour se préoccuper de moi.
Aujourd'hui je suis à coté de la gentille grand-mère et derrière le couple qui s'embrasse. Il faut dire c'est pas plus mal avec le temps j'ai fini par me rendre compte que j'étais le gendre idéal et un fiancé quelconque les belles mère m'ayant toujours beaucoup plus apprécié que leurs filles.

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25.03.2007

Deux ou trois choses que la vie m’a apprises…

Parce qu’un jour où l’autre il faut s’y résoudre…

Aujourd’hui il fait gris, un météorologue ou mon prof de géographie de seconde dirait l’anticyclone a laissé sa place à la dépression, il n’aurait probablement pas tort.

Ces jours de grisaille me renvoient toujours à mon enfance, vous savez les jours d’hiver à l’époque où on avait encore des poêles dans les classes pour se chauffer ! et si j’ai vécu cette époque là ! Ce temps où l’on n’allait pas dans la cour pour se défouler à la récré mais où l’on restait « sagement » dans les couloirs devant les salles de classes.

Toute une époque. A chaque fois qu’il fait gris à Marrakech l’odeur ambiante me replonge dans ces temps là. Parfois on se contentait de rester au chaud, bien mitonné sous une large couverture, près de la fenêtre pour apprécier la grisaille. Je crois qu’il s’agit du temps idéal pour de la nostalgie.

En définitive l’enfance c’est un peu comme le mariage et vous savez ce qu’on en dit : c’est comme une place assiégée ceux qui sont dehors veulent y entrer et ceux qui sont dedans veulent en sortir.

Si seulement…

15:09 Publié dans Délires... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

21.03.2007

Théories...

Il arrive parfois que je m'étonne moi même par certaines de mes capacités, et c'est un immense exploit tant mon estime envers moi est énorme. Que dire en effet de maladresse qui n'a de limites que celle de l'imagination. Ou alors mon excellence dans l'art d’être hors sujet au moment le moins opportun. Il s'agit la de facultés qu'on ne peut aisément travailler il s'agit de dons. Et il y en a un plus que les autres qui me vaut mes plus grands exploits, celui d'être mal compris (pour ne pas dire incompris car il y a une légère nuance). Tenez c'est bien simple prenez une situation anodine du genre une vieille qui veut traverser la route, un jeune homme bien éduqué s'empresserait de l'aider à traverser, moi j'hésiterais car au moment même où je lui tendrais la main je me ferais tabasser à coups de déambulateur et traiter de voleur.

J'ai une théorie sur ce sujet, comme sur tous les sujets possibles et imaginables mais je vous ferais l'économie de mes théories débilisantes (du moins pour l'instant).

J'ai en plus un défaut qui ne fait qu'accentuer ce don, je suis taciturne et lorsque je suis incompris je préfère me recroqueviller sur moi même que d'essayer de faire éclater la vérité au grand jour car en définitive ne dit on pas que la vérité finit toujours par ressurgir alors un jour, peut être, je serais pardonné car compris...

Je reprends très prochainement quelques unes de mes tribulations sur les rte de cette belle planète. Ce n'est pas si mal car rester au même endroit trop longtemps semble ne me réussir ni à moi ni à mon coeur...

A bon entendeur...

23:53 Publié dans Délires... | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note

14.03.2007

Another You

Elle me toisait du regard. J’étais là en face d’elle, pour ce qui devait être « my last chance to get everything back ». Pourtant j’avais tout entrepris de la manière la plus romantique et la mieux préparée qui soit ! Le regard aussi profond que Huphrey Bogard dans Casablanca, l’attitude aussi sûre que Richard Gere dans Pretty Woman et la verve de Tom Cruise dans Jerry Maguire. J’avais donc révisé tous mes classiques ! Aucune raison de ne pouvoir infléchir le cœur de la demoiselle. Et pourtant il faut croire qu’il manquait encore quelque chose, un je ne sais quoi qui faisait que la recette ne prenait pas. Et oui on peut avoir passé toute l’après midi derrière les fourneaux à préparer le doux repas et avoir un amas difforme de nourriture parce qu’on a pas forcé sur la cannelle. J’étais dans cette situation. A ceci près que ce n’est pas de cannelle que je manquais. Peut être de sel ? Je n’ai effectivement pas le physique de Jude Law donc quand j’en viens à dire « I know what I want and the only thing I want is… you » ça n’a effectivement pas le même effet !

Et puis un jour on fini par se dire : pourquoi ce serait moi ? Non ce n’est pas de moi qu’il s’agit mais des autres, elles. Toutes celles qui n’ont rien compris ! Peut importe leur nombre (par pudeur je ne le dirais pas mais il contient beaucoup trop de zéros) c’est moi qui ai raison ! Ce jour est précisément le jour où l’on comprend qu’on est dans la merde. Comme un joueur de foot dont tous les tirs finissent largement au dessus du but et qui plutôt que de se lancer dans le Rugby décide que c’est la FIFA qui n’à rien compris au jeu !

Et oui, parfois, la confiance c’est pas bien. Heureusement John et là pour dire ce que l’on ressent

It’s really over
You made your stand
You got me crying
As was your plan
But when my loneliness is through
I’m gonna find another you 

You take your sweaters
You take your time
You might have your reasons
But you will never have my rhyme
I’m gonna sing my way away from blue
I’m gonna find another you

When I was your lover
No one else would do
And if I’m forced to find another
I hope she looks like you
And she’s nicer, too

So go on, baby
Make your little getaway
My pride will keep me company
And you just gave yours all away
Now I’m gonna dress myself for two
Once for me, and once for someone new
I’m gonna do some things you wouldn’t let me do
I’m gonna find another you

(John Mayer - I'm Gonna Find Another You)

11:47 Publié dans Vie par procuration | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

07.03.2007

Origo

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Invariablement à chacun de mes retours à Marrakech une chose me frappe plus que tout autre, ou disons le autrement, un souvenir m’assaille plus que tout autre : la douce insouciance de nos jeunes années. Ce n’est ni en restant vautré devant la télé ni en profitant d’une bonne cuisine mais tous simplement lorsque mon chemin croise de jeunes « cyclistes » ou motocyclistes. Ils sont là, devant moi, à deux sur un même vélo « mradfines ». Et je me souviens… Le doux souvenir de mes « chevauchées » en ville, de tous ce temps passé à sillonner chaque recoin, à éviter chaque bosse. Certes j’avais toujours quelque chose à faire (mais si 1 fois sur 1à à Marrakech ça donne « toujours »), A cette époque il ne fallait pas prévoir un déplacement dix jours à l’avance, vérifier qu’il n’entrave aucunes des taches de ma To do list (virtuelle soit dit en passant), c’était l’insouciance !

Et la je suis pris d’une sorte de réveil de conscience : pourquoi ne me souviens je que de cela de cette douce nonchalance qui fait de chaque marrakchi ce qu’il est ? Pourquoi aucun souvenir du calvaire hivernal (et oui sur une moto il fait encore plus chaud) ne subsiste-t-il ? Au final il me semble bien que je suis plus optimiste que certains ne le pensent !

Ils sont donc là, tous les deux, l’un pédalant et l’autre tentant d’éviter les voitures. Ils allaient continuer comme cela encore un moment, descendre tout le boulevard, bifurquer à gauche et continuer leurs périple jusqu’à la mère de nonchalance, il s’y promèneront sans autre idée que de tuer le temps, prendront probablement un rapide dîner et s’en retourneraient chez eux…

Quelle douceur…

19:42 Publié dans Marrakech | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note