« 2006-10 | Page d'accueil | 2006-12 »

18.11.2006

Bahja

Mon père a dit un jour « il ne s’agit plus de voir Venise et mourir mais de voir Marrakech et d’y revenir », et mon dieu, il avait fichtrement raison !
Une journée de travail à Marrakech
Mon métier m’amène à voyager assez régulièrement et de temps en temps mes voyages ne me mènent ni à Milan, Accra, Amsterdam ni à Lyon mais chez moi, à Marrakech. Pour une unique journée certes, mais quelle journée.
Oublié les embouteillages, oui vous avez bien lu, Marrakech est une ville qui grandi à vitesse exponentielle (et pas toujours de manière saine) et dont la population augmente tout aussi vite. Mais se rendre au boulot en faisant un crochet par le consulat de France et un autre par le bureau de ma mère m’a pris autant de temps que d’aller directement au boulot à casa, la pollution en moins.
Inutile de trop m’attarder sur la matinée, le ciel bleu, les palmiers, les jbilets etc. et allons déjeuner. Il est vrai que le secteur de la restauration et du loisir en général connait un certain nombre d’excès à Marrakech mais il est toujours des endroits irréductibles qui résistent aux dérives mercantiles de ces dernières années. Il est en effet toujours aussi plaisant de savourer une pizza (entendez une pizza au Catanzaro donc une vrai pizza) pour un prix souvent inférieur aux ersatz de plat que l’on nous sert dans notre très chère capitale économique.
Ajouter à cela le plaisir de s’y rendre a pied alors même que les voient de circulation bouchonnent autant à midi que le Maarif entre 2h31 et 2h34 du matin, une ville à taille humaine jvous dis !
Alors il est vrai, les plus libéraux d’entre vous aurons raison, cette bonne humeur, cet état d’extase déteint quelque peu sur le rendement (mais juste un peu c’est promis) mais qu’à cela ne tienne mes frères on nous ment on nous spolie, prolétaires de tous pays, mes frères… Non finalement vous savez quoi, ça marche pas comme ça, le communisme a échoué donc chacun chez soi et les vaches serons bien gardés par contre quand vous voudrez prendre des vacances «merhba bikoum, eddar derkoum » en attendant je profite, je jouis (non faut pas le prendre comme ça) à Marrakech…

14.11.2006

Delirium

« Ecrire c’est une façon de parler sans être interrompu ». Contrairement à ce que l’on peut penser le fait d’écrire n’est pas une forme de réticence à la discussion ou une échappatoire, il s’agit surtout pour moi du moyen d’exprimer des idées, des sentiments que je ne peux te dire physiquement, je m’en « décharge » donc face à une feuille blanche. Si je me retrouve ce soir à noircir cette feuille c’est principalement parce que ce que je pensais contrôler à fini par se réveiller et me submerger. Je n’ai eu de cesse que de contrôler mes sentiments car je me rendais compte qu’en plus de n’être pas réciproques ils allaient me causer d’immenses chagrins, ce qu’ils firent en partie car ta compagnie est si délicieuse qu’en être privé était une torture. J’ai donc fini par prendre le parti de les museler, de les contrôler afin qu’ils me fassent le moins de mal possible.

Seulement est arrivé ce qui devait arriver et tu as fini par faire un petit pas en ma direction, puis très vites quelques autres dans la direction opposés. Ce petit pas a réveillé ce que j’avais réussi à endormir et les nombreux pas dans le sens opposé ont achevés de me laisser seul face à mes sentiments. Je ne sais pas trop quoi faire en ce moment car il y a tellement de questions sans réponses dans mon esprit que j’en suis confus. Pourquoi as-tu décidé de faire ce fameux petit pas ? Me serais je trompé lorsque je pensais que ma quête était utopique ? Qu’est ce qui a pu dans ce cas m’égarer autant ?

Tout comme toi je ne fais pas vraiment les choses à moitiés, loin s’en faut. Je sais donc que je peux rapidement en arriver à souffrir, pourtant je n’hésiterais pas une seconde à entreprendre un long voyage, mon copilote étant déjà trouvé ne me reste plus qu’à le convaincre. Et si cela me paraissait être complètement impossible il y a quelques semaines, aujourd’hui je retrouve quelque espoir. Mais que l’on ne s’y trompe pas, ce qui fait le plus mal ce ne sont pas les déceptions mais les espoirs que l’on place dans nos projets. Les désillusions étant proportionnelles à l’importance de l’espoir je pense que je m’engage dans une quête des plus risquées, la conquête de ton cœur. Puisse dieu me venir en aide...